Prix du fleurissement 2017

Lundi soir a eu lieu, dans les salons du Département, la remise des prix de fleurissement dans le Rhône.

Vous avez peut être lu dans des articles précédents (Fleurissement ou bien Séance de mars 2017 ) que ce concours a subi beaucoup de changements par rapport aux autres années.

En effet, par le passé c’était le CTFR (Comité Technique de Fleurissement du Rhône) qui organisait le concours, et qui, au long de l’année, mettait ses bénévoles au service des villes et villages pour les aider à embellir leur commune, voire remporter des prix.

La majorité départementale, par sa vice-présidente en charge de la culture et du tourisme, Martine Publié, a tenu absolument à ce que ce soit le service tourisme du Département qui gère la chose. Malheureusement chacun est resté campé sur ses positions et les relations avec l’association se sont détériorées. Forcément, comme celle-ci dépendait en grande partie du Département pour son financement, l’issu du ‘combat’ était assez prévisible…

Nous avons déjà dit que nous trouvions regrettable de ne pas mettre à profit l’expérience de ces bénévoles, et nous avons douté de l’engouement des communes pour ‘un truc d’élus’ plutôt que pour une affaire organisée par et pour des passionnées. Et on ne s’explique pas trop pourquoi cette année il n’y a pas eu de concours pour les particuliers…

Est-ce que tout ceci explique le peu de monde hier soir (par rapport à la dernière fois à Fleurie) ? Ou le fait de l’organiser à Lyon à 18h30 en semaine plutôt que le weekend ? Ou bien les deux ? Toujours est-il que l’organisation à l’Hôtel du Département a bien marqué le ‘changement de propriétaire’.

Dans le cadre de la politique de mécénat, le Département a fait appel à plusieurs organismes publics et privés (CAUE, MFR du Rhône, l’association Fredon…) pour l’organisation et le jury du concours. Un diaporama de différents types de fleurissement dans des villes partout en France, présenté par M. Patrick Haroy, a témoigné de l’inventivité des concernés (fleurissements à thème, éphémère, hors sol…).

 

Pour ce qui est des récompenses, notre canton a frappé fort comme à son habitude.

Chevinay,  Chambost-Longessaigne, Brussieu, Bibost et St Laurent de Chamousset ont été primées, avec une mention spéciale pour Courzieu, qui a eu un prix d’honneur ! Bravo à tous !

Voici quelques clichés prises lors de la cérémonie par Julien Bourreau, photographe du Département. Merci à lui.

 

Environnement – réunion Haute Rivoire

Hier soir, jeudi 12 mars 2015, nous sommes allés au cinéma, ou plus exactement à la salle de cinéma de Haute Rivoire, mise à disposition par M. le Maire, présent à notre réunion.
« A l’affiche », vos candidats bien évidemment, mais aussi Jean-Claude Picard, Maire de Duerne et Président de sa Communauté de Communes.
En préambule, Jean-Claude a exprimé sa colère par rapport à ses collègues d’Europe Ecologie les Verts quand il a appris qu’ils allaient mettre des candidats face aux candidats de gauche que sont Sheila McCarron et Bernard Chaverot. Ce sera déjà dur d’avoir des élus de gauche sur le nouveau département. Une candidature qui mène une campagne à minima, essentiellement sur (ou plutôt contre) un seul sujet (la déviation de l’Arbresle) n’a pas de sens. Il ne soutient pas non plus la candidature EELV sur les Hauts du Lyonnais.

Son soutien de notre candidature est d’autant plus évident pour lui qu’il salue le travail accompli ensemble et l’écoute de Bernard sur les thématiques qu’EELV voulait porter sur le SIMOLY. Il mesure le chemin parcouru, et le chemin à faire…

A noter aussi le travail important de Sheila au Conseil Régional dans les commissions Transports, Energie & Climat, Environnement & Santé, et Agriculture & Développement Rural. La Région oeuvre énormément pour que la transition énergétique se fasse dans les meilleures conditions possibles (et non pas comme le disent certains climatosceptiques, pour un retour à la bougie).

Jean-Claude a concentré ses propos sur le Simoly.

Il y a un Plan Climat Energie Territorial volontaire, c’est un Territoire à Energie Positive (TEPOS), et depuis peu un TEPCV (TEP et Croissance Verte), ils ont une plateforme de réhabilitation énergétique… ils ont des objectifs ambitieux, il faut se donner les moyens d’y arriver.

Le bilan est important, mais c’est important de continuer, car le territoire est autosuffisant en énergie à hauteur de seulement 2%… . Il faut que nous, élus, nous engagions au-delà de notre mandat, pour anticiper l’avenir, pour ne pas laisser la note à nos enfants. Il faudrait 3 planètes pour vivre comme un français d’aujourd’hui. Il convient de ne pas parler de décroissance mais d’une autre croissance.

Nous avons beaucoup parlé de méthaniseurs . Sur le Simoly (côté Loire), un projet de méthaniseur est porté par 6 GAEC pour traiter les effluents agricoles mais aussi les intrants agroalimentaires. Innovation : il fera de l’injection directe du méthane pour la revente. Un autre aspect positif des méthaniseurs, c’est le traitement des stocks, car les lisiers pourraient y être stockés. Un autre méthaniseur pourrait voir le jour à St Martin en Haut, une réflexion est en cours sur le stockage des effluents.

Sur la forêt, il y a beaucoup de petites parcelles, peu rentables pour les entreprises, alors que c’est un fort enjeu économique pour le territoire. En outre, le bois a un cycle carbone très court, alors qu’il ne nous a fallu que 150 ans pour consommer des hydrocarbures dont la fabrication nécessite 150 millions d’années…

Bernard Chaverot dit que les Verts ont raison sur le fond, sur le constat, mais faire peur ou culpabiliser ne marche pas. Il faut accompagner les habitants, les agriculteurs, les entreprises vers les énergies renouvelables et la réduction des déchets. Sheila McCarron confirme, rajoutant que la Région incite l’émergence de projets via sa SPL d’efficacité d’énergétique, mais que certains sont stoppés par des recours, notamment de la part de riverains à qui on a tenté d’imposer ces projets sans consultation…

L’influence politique est donc importante. Sur le méthaniseur du Simoly, les élus étaient convaincus qu’il fallait le faire, mais personne n’allait se lancer tout seul. Le Simoly a donc financé 50 000 euros d’études pour prouver la faisabilité, a fait des réunions avec beaucoup d’agriculteurs et d’élus, bref a fait le travail pour convaincre.

Un exemple, le Salade bar à la cantine : moins de déchets (c’est bien), mais résultat, moins de choses à mettre dans le méthaniseur… Depuis, on passe par une entreprise d’insertion pour ramasser des déchets à destination de la méthanisation. Parfois les solutions demandent juste un peu de réflexion latérale.

Sheila a complété : les collectivités doivent maintenant payer une redevance spéciale sur leurs déchets, y compris de leurs restaurants scolaires. Il faut chercher des moyens de réduire les déchets, en changeant les modes de consommation (le semi-self à l’école Lassagne a permis de réduire de manière significative les déchets car les enfants mangent à leur rythme (et ne se gavent pas de pain en attendant le service). Elle a aussi rappelé que dans l’économie circulaire on parle d’écoconception (concevoir les objets, leurs emballages etc avec des matériaux recyclés ou des matériaux non ‘hydrocarburés’ par exemple) et d’en finir avec l’obsolescence programmée.

Bernard a rajouté qu’il existe des réparateurs d’électroménager sur notre canton qui considèrent qu’ils gagnent bien mieux leur vie à réparer que sur la revente de nouveaux appareils, et c’est autant de machines qui n’arrivent pas en déchetterie.  Sur les ordures ménagères, c’est clair que cela va coûter plus cher : trier à la base, pour éviter le 6e continent (de plastique) !

Sur les déplacements, il faut réduire nos consommations y compris par télétravail, tout en veillant à éviter l’isolement, éventuellement via des espaces de coworking…

Il y a davantage de demandeurs que d’offres sur le covoiturage, il y a une marge de progression énorme. Sur le transport à la demande, nous en avons déjà parlé dans d’autres réunions, ce sera aux intercommunalités de payer mais personne n’a les moyens ! Il faudrait donc réduire la voilure, en affinant les critères pour préserver un service indispensable pour certains, mais sujet à des abus par d’autres.

Il nous faut un maillage de transports en commun en adéquation avec les besoins. Une personne a demandé quel serait le poids des élus du Département face au Sytral. La réponse est qu’on y siègera, et qu’on le financera à hauteur de 54 millions d’euros… on aura donc notre mot à dire. Cette question a aussi soulevé celle des rapports d’un Département de droite avec la Métropole… notre expérience nous fait dire que la gauche a tendance à travailler avec tout le monde pour faire avancer les choses, la droite est un peu plus sélective dans ses partenaires… Et ce nouveau Département doit se construire, s’affirmer en coopération AVEC la Métropole et non pas en opposition, sinon on va dans le mur.

L’extension de la ligne de Sain-Bel a été évoquée. Nous la souhaitons, mais pour l’instant les priorités ferroviaires sont ailleurs (noeud ferroviaire lyonnais et des lignes existantes dont les voies sont très dégradées). Rappel que l’extension de la ligne ne résoudra pas le problème des camions qui ne pourront pas se charger/se décharger en journée pour desservir la Pontchonnière… et n’enlève pas la nécessité de contourner l’Arbresle.

Dans les questions diverses de l’assistance, celle d’un ancien combattant retraité qui voit sa retraite diminuée, et qui ne peut pas cumuler la demi part à laquelle il peut prétendre au vu de son âge et de son statut, avec celle de sa femme, handicapée depuis 30 ans à 80%. Elle, en plus, cotise maintenant sur son APA pour d’autres personnes handicapées… Toujours difficile de répondre à des dossiers individuels sans regarder de près (Marie-Luce Arnoux va se pencher dessus). Le monsieur avait soulevé son problème avec l’UDI (candidature Jeanne-Subtil), qui a répondu « On ne peut rien faire pour vous, allez voir chez les socialistes » !!! Si même l’UDI considère que seule la gauche a les solutions…

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Un rappel de nos engagements sur l’environnement au sens large :

La transition énergétique, et plus largement le développement durable, doit être au cœur de toutes nos politiques et de toutes nos actions.
Le Plan Climat Energie Territorial  (PCET) départemental, adopté en juillet 2014, pose des jalons en matière d’énergie/climat. Les élus de gauche, même dans l’opposition, ont largement contribué à son élaboration.
Nous en retenons surtout les suivants :
  • De soutenir l’Economie Sociale et Solidaire, pour remettre le citoyen au cœur de l’activité économique
  • De développer la filière bois, source d’énergie renouvelable mais aussi porteuse d’emplois.
  • D’encourager une alimentation locale et de saison, y compris dans nos collèges
  • De préserver et de gérer nos espaces sensibles et agricoles
  • D’agir pour la réduction des déchets de notre propre collectivité, des ménages, de l’agriculture ou des entreprises
  • D’aider financièrement les territoires engagés dans un TEPOS (territoire à énergie positive)

Il incombe aux collectivités d’être moteurs mais aussi exemplaires en matière de développement durable, nous comptons peser dans ce sens.

  • il s’agit de faire évoluer les critères d’attribution de nos aides pour les rendre ‘écocompatibles’ voire même ‘écoconditionnées’.
  • il s’agit d’être exemplaires sur les bâtiments que nous gérons (collèges, établissements médico-sociaux, maisons du Rhône, musées…) en les rendant les moins énergivores possibles. de développer notre offre de transports en commun, à des tarifs qui incitent à les utiliser, et que notre parc de véhicules (cars ou véhicules de service) contribuent à une meilleure qualité de l’air, et réduisent au minimum les émission de gaz à effet de serre
  • de dématérialiser nos procédures là où c’est possible, tout en donnant des alternatives à ceux qui n’ont pas accès à internet.

Et plus particulièrement en matière de transports

Il est clair qu’une grande partie des actifs du territoire travaillent sur Lyon, mais pas uniquement. Les déplacements en voiture individuelle mettent à mal la qualité de l’air, vont contre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et les routes coûtent cher en entretien tout en occupant du foncier.

Nous souhaitons donc :

  • Mieux organiser la mobilité alternative à la voiture individuelle : travailler sur la coordination des modes de transport
  • Faciliter le développement des transports en commun
  • Diminuer la durée et la complexité des trajets.
  • Simplifier le maillage et la lisibilité des transports en commun avec des navettes de rabattement, communiquer sur les outils comme Multitud’ qui englobent les différents moyens de transports avec les horaires.
  • Mettre en œuvre une tarification et un billet unique et accélérer la mise en œuvre d’une seule Autorité Organisatrice des Transports.
  • Travailler en étroite collaboration avec le Sytral
  • Limiter les déplacements en rendant meilleure l’adéquation des emplois et des populations vivant sur le territoire, avec des dispositifs pour le télétravail et en facilitant la consommation sur place ainsi que les activités culturelles et de loisir locales.
  • Favoriser des formes innovantes de mobilité: le transport à la demande par zone, les plateformes pour faciliter le covoiturage : jouer également sur les mentalités.
  • Maintenir le TAD (Transport à la Demande), soit au niveau du Département, soit en aidant financièrement et techniquement les Communautés de Communes qui voudraient le gérer. Par contre il faut instaurer des critères pour que seuls ceux qui en ont vraiment besoin puissent utiliser ce service.
  • Favoriser l’accès à l’habitat des personnes qui travaillent au niveau local (il y a plus de personnes du Grand Lyon qui travaillent sur les zones industrielles de l’Ouest que de personnes habitant et travaillant sur place.)
  • Favoriser la traversée vers les bassins de l’Est Lyonnais: 75% de la population travaille dans le Grand Lyon, dont 40% dans l’Est (Vénissieux, St Priest et Corbas).
  • S’assurer de l’adéquation entre les lignes de transports et les vrais besoins des habitants

Agriculture – pour son maintien et son développement

Mercredi 11 mars nous serons à la salle Gouttenoire, Savigny à partir de 20h30 pour parler de l’Agriculture, avec notre invité Gabriel Montcharmont, ancien Député et ancien Conseiller Général qui connait bien le sujet.

Bernard Chaverot est fils et petit fils d’agriculteur, il en connaît un rayon aussi, et Sheila McCarron compte l’Agriculture et le Développement Durable parmi les commissions qu’elle suit à la Région.

Le débat se fera notamment autour des questions du public, mais pour vous donner une idée de ce que nous comptons défendre au Département, voici quelques points succincts, qu’on développera à Savigny.

Le nouveau canton de l’Arbresle comporte une partie périurbaine mais une grande partie du territoire, et une certaine activité économique, dépend de l’agriculture. Notre canton est bien à l’image de ce nouveau Département. Pour soutenir et développer le secteur agricole, nous voulons :

  • Favoriser le maintien et le développement des activités agricoles (et pas seulement d’espaces agricoles qui servent aux activités de loisirs), et notamment d’une agriculture orientée vers des produits de qualité pour une demande locale.
  • Favoriser les débouchés vers Lyon, notamment à travers les circuits courts, et développer une vision économique de l’agriculture et avoir des débouchés plus construits, en lien avec la Métropole.
  • Une agriculture durable pour une alimentation saine. L’agriculture, de par son lien étroit avec l’alimentation, nous concerne tous. En soutenant le développement d’une agriculture respectueuse de l’environnement, notre priorité sera d’améliorer le revenu des agriculteurs. Pour ce faire, nous leur permettrons de diversifier leurs productions et favoriserons les circuits courts, notamment dans le cadre de la restauration collective (collèges et maisons de retraite). Ce rapprochement des producteurs et des consommateurs permet d’assurer des débouchés aux agriculteurs, tout en ayant la garantie de produits de qualité. Nous favoriserons également les débouchés par un soutien renforcé à la création de coopératives, pour la promotion et la distribution des produits.
  • Préserver le foncier agricole de l’étalement de l’urbanisation et de la voirie. Cela veut dire, entre autres, envisager la possibilité de zones agricoles protégées pour éviter « le grignotage » par la route et les lotissements. Pour cela, les PENAP (Protections des Espaces Naturels Agricoles et Périurbains) peuvent être un outil utile dans une perspective prospective puisque ces dispositifs ne peuvent être « rompus » que par un arrêté préfectoral et non pas par une municipalité.
  • Favoriser l’installation dans les campagnes d’agriculteurs qui peuvent venir de Lyon, du Rhône. En effet, actuellement 60% des agriculteurs ne sont pas des fils d’agriculteurs, c’est une évolution récente. Des associations, des coopératives de citoyens comme « Terre de Liens » peuvent aider à l’installation en achetant des terres agricoles et en les louant à des projets, l’argent étant récupéré après une période de 5 ans. Les SAFER (Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural) pourraient faire de même. La question du foncier, c’est-à-dire des terres agricoles, est également fondamentale, non seulement pour le maintien des exploitations mais aussi pour l’aménagement durable des territoires. Nous faciliterons la reprise des exploitations des agriculteurs partant à la retraite afin de maintenir et de préserver notre patrimoine agricole.
  • Certains de nos agriculteurs sont découragés, et ne parviennent plus à trouver le sens de leur travail, tellement il évolue. Nous soutenons les actions et l’engagement de l’association « Solidarités  paysans » qui accompagne de nombreux agriculteurs rencontrant des difficultés passagères ou chroniques à différents niveaux.